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Pourquoi les employés d’Expedia, surtout les femmes, ne voudraient pas travailler ailleurs

Posted: 04 April 2017
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Plus de cinquante ans après l’élection de la première femme à la tête d’un d’État (Sirimavo Bandaranaike au Sri Lanka) et de l'apparition de la première femme PDG d'une entreprise Fortune 500 (Katharine Graham - le Washington Post), les choses ont peu changé en matière de parité hommes/femmes. Selon ONU Femmes, il n’y a que dix femmes chefs d’État et neuf femmes à la tête d’un gouvernement dans le monde. Une étude du Peterson Institute for International Economics sur la diversité, conduite dans plus de 22 000 entreprises partout dans le monde, a démontré que plus de la moitié n’avait pas de femmes nommées à des postes de directeurs. Mais on note malgré tout quelques signes positifs de changements. Expedia, la société mère d’Egencia, défend depuis longtemps le principe de parité dans le cadre de ses initiatives en matière de diversité. L’été dernier, l’entreprise a dévoilé ses chiffres concernant la parité salariale et la représentation des femmes chez ses employés : les femmes représentent 52 % de la main d'œuvre et reçoivent le même salaire que les hommes à poste équivalent. De plus, en 2016, Expedia a été l’une des rares sociétés privées à signer l’Equal Pay Pleadge (ou « Promesse d’équité salariale ») rédigée par le gouvernement américain.

Par ailleurs, les femmes occupent 33 % des postes de supervision, de direction ou de niveau senior. Cependant, pour Expedia, qui souhaite atteindre une parité à tous les niveaux, ce n’est pas encore suffisant. L’un de ses arguments clés est qu’une bonne diversité sur le lieu de travail reflète mieux sa clientèle. Plusieurs études montrent que ce sont principalement les femmes qui prennent les décisions en matière de voyages. En ce qui concerne le monde des affaires, 40 % des voyageurs professionnels sont des femmes, selon la Global Business Travel Association ; un chiffre en constante augmentation. Les Travel Managers sont aussi majoritairement des femmes ; sur les cinq années précédant 2015, entre 66 et 72 % d’entre eux étaient des femmes, selon l’enquête annuelle menée par BTN. L’influence des femmes sur le secteur du voyage ne s’arrête pas là : elles prennent en effet entre 75 et 95 % des décisions concernant les destinations de vacances, selon de nombreuses études. Ainsi, il est essentiel pour des entreprises comme Egencia et Expedia que leurs produits et leurs services répondent aux besoins des femmes. Or, le meilleur moyen d’y parvenir est d’intégrer les principales intéressées dès la phase de réflexions et d’élaboration de la stratégie. Bien qu’Egencia et sa société mère soient des exemples en matière de parité sexuelle, elles ne doivent pas se reposer sur leurs lauriers. Melissa Hannigan, Global Director of Talent Acquisition pour la marque Egencia, explique : « nous sommes conscients qu’en cherchant à atteindre une meilleure parité, nous avons accès à plus de profils et de compétences, et que nos équipes n’en sont que plus innovantes. Nos chiffres le prouvent, d’ailleurs. », précise-t-elle, fidèle à la culture data-driven de l’entreprise. Un facteur-clé qui influence les responsables dans leur choix de recrues est le parti pris inconscient, sorte de préjugé ancré en nous dont on ne se rend pas compte, déterminé par notre éducation, notre milieu et nos expériences personnelles. Expedia et Egencia ont donc décidé de prendre les devants et de s’attaquer à ce problème de parti pris dans le processus de recrutement à l’aide de différentes technologies et formations. « L’une de ces techniques consistait à voir si l’utilisation de CV anonymes avait un impact conséquent », poursuit Mme Hannigan. « L’objectif est de montrer que retirer le nom sur un CV élimine automatiquement le parti pris inconscient du recruteur qui attribue instantanément un sexe au candidat. En testant cette approche dans différents services et régions, on peut évaluer sa réussite et son impact avant de l’étendre à l’échelle globale », conclut-elle.

De plus, l’entreprise peut constater l’influence des offres d’emploi « sexuellement neutres » sur le type de candidats qui postulent. « Nous avons remarqué que de nombreuses annonces dégagent un parti pris masculin », constate Mme Hannigan. « Des mots comme « gérer » attirent plus de candidats hommes, alors que « mener » a plus de succès chez les femmes. Comme avec les CV anonymes, nous avons testé ce procédé sur certains niveaux seulement et avons constaté des résultats positifs ; à présent, nous l’étendons à l’échelle globale de l’entreprise. » Expedia s’est aussi engagé sur plusieurs projets menés en externe, comme le Grace Hopper Celebration of Women in Computing (un ensemble de conférences sur la place des femmes dans les métiers de la technologie) et son stage de formation en programmation informatique pour femmes, Girls Who Code. La plupart de ces initiatives sont encore en phase de développement, mais les résultats sont prometteurs jusque-là.

Expedia et Egencia poursuivent leur engagement et leurs efforts en matière de développement de carrière des femmes à tous les niveaux, dans l’espoir de voir bientôt un effet positif sur l’entreprise.

Informations publiées par Expedia : https://www.expediainc.com/news-release/?aid=123323&fid=99&yy=2016

Étude publiée par le Peterson Institute for International Economics : http://www.piie.com/publications/wp/wp16-3.pdf

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